Les ciné-clubs d'Enghien-les-bains avec Jean-Baptiste Thoret


À l’instar de Bertrand Tavernier, c’est un cinéphile cultivé et toujours passionnant à écouter ou lire, capable de parler (pendant des heures) d’un film en restituant le moindre détail sans jamais ennuyer. Né l’année de sortie d’Easy Rider (Dennis Hopper, 1969), Jean-Baptiste Thoret, « Jibé », est le spécialiste français du Nouvel Hollywood, fan aussi d’Argento, de Michael Mann ou de Melville, et bien d’autres encore. Enseignant, historien du cinéma, critique, documentariste ou écrivain, il est l’auteur de plusieurs livres incontournables, débutant par une collaboration avec Luc Lagier (Blow-up sur arte) pour l’excellent Mythes et Masques : Les fantômes de John Carpenter, qui a reçu le prix de la Cinémathèque française, en tant que « meilleur ouvrage critique français de l’année ».
Parmi une douzaine de livres, citons Dario Argento, magicien de la peur (2002, nouvelle édition en 2008, Cahiers du cinéma), Le Cinéma américain des années 70 (2006, Cahiers du cinéma) ou Michael Cimino, les voix perdues de l'Amérique (2013, Flammarion), où le cinéaste de Voyage au bout de l’enfer a proposé au cinéphile de le suivre à la découverte de « son Ouest ».
Sur France Inter, il a co-animé avec Stéphane Bou une émission quotidienne aujourd’hui regrettée, Pendant les travaux, le cinéma reste ouvert. Il a tenu également la rubrique cinéma dans Charlie Hebdo (il a échappé à l’attentat en arrivant en retard au siège de Charlie le 7 janvier 2015), et anciennement un blog sur le site du Nouvel Obs : Parallax View, où sa dernière critique remonte à Inception en 2010.
Entre autres...
Depuis 2012, il anime un ciné-club mensuel au Centre des arts d’Enghien-les-bains, avec des rétrospectives sur le cinéma américain (« Le Nouvel Hollywood », « Pleins feux sur le cinéma américain », « Autour de John Ford ») ou « L'âge d'or du cinéma italien ». Ses présentations, toujours riches et complètes, ont été filmées et mises en ligne sur le compte YouTube de ciné70s (cine-seventies). Durant en moyenne une heure et demie chacune, ces vidéos promettent de belles et longues soirées cinéphiles à ceux qui n’auraient pas encore la chance de connaître...

Cinéma américain des seventies

 






L’Âge d’or du cinéma italien






Pleins feux sur le cinéma américain







Autour de John Ford



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