Playcolt (BD italienne)

Alain Delon star de cinéma (« Alain Delon présente... un film d’Alain Delon... avec Alain Delon »), et Alain Delon star de publicités au Japon, ça, tout le monde connaît. 
Mais Alain Delon star dans une bande dessinée italienne pour adultes, on connaît moins.
Alain Delon (enfin du moins son double dessiné – et en réalité nommé Alain Velon) « incarnait » Playcolt, une sorte de milliardaire playboy qui finissait par résoudre des enquêtes et se barrer avec la jolie fille toujours à poil. Classique. 
Emanuele Taglietti est l’auteur de pas moins cinq cent peintures. Designer, peintre et dessinateur italien né en 1943, inspiré à la fois par le travail de Frank Frazetta et Averardo Ciriello, ses travaux sont donc destinés à figurer en page de garde de séries de bandes dessinées diverses mais pas variées, style Zora la vampire, Vampirissimo, Sukia (rien de bien connu chez nous en fait), ou donc Playcolt.
 
 
Ses œuvres, dun point de vue technique plutôt très réussies, mettent régulièrement en scène des personnages de cinéma. C’est en effet assez courant chez les dessinateurs en général de caricaturer ou portraiturer des célébrités, en dehors des comics tirés directement de films bien sûr. 
Cela peut aller de la parodie (Astérix par exemple) à l’hommage (Manara, grand fan – et ami – de Federico Fellini, a souvent représenté les héros felliniens dans ses bandes dessinées). 
Dans la pulp culture, les illustrateurs ne se sont jamais privés pour greffer des têtes d’actrices et d’acteurs plus ou moins célèbres, sur des personnages représentés dans des situations incongrues, et dans lesquelles on ne les imaginerait pas vraiment dans un film...
Taglietti a notamment eu le béguin de façon assez manifeste pour Ornella Muti, comme dans Sukia, où l’héroïne principale, une femme-vampire aux formes généreuses, est son portrait à lidentique...


The name is Velon, Alain Velon
Les histoires criminelo-érotiques de Playcolt, situées entre James Bond, Indiana Jones et Emmanuelle, étaient vendues entre 1972 et 1979 sous forme de « fumetti », ces bandes dessinées qu’on trouvait en kiosques dans des petits formats, comme des romans de gare.





Ces couvertures résument je crois parfaitement le style de récits pour adultes dont il s’agit, proche de la collection SAS de Gérard de Villiers, donc essentiellement des polars prétextes à de l’exotisme et du cul (dont beaucoup de bondage d'ailleurs).

Petit florilège de covers à la gloire d’Alain Delon.



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